Sunday, 26 April 2009

et tu danses
pas de chevre,de chatte,de chienne,
et tu danses sur un cheveu tendu
tu n es pas un funambule
et pourtant tu ne trembles pas
et tu danses
pas de chevre,de chatte ,de chienne,
et tu te tiens par une barre de soie
tu n es pas une trapeziste
et pourtant tu ne trembles pas
et tu danses
pas de chevre,de chatte,de chienne,
et tu te lances des bulles d'air
tu n es pas une jongleuse
et pourtant tu ne trembles pas
et tu danses
pas de chevre,de chatte,de chienne,
et la lumiere s ecroule autour de toi
des rivieres de sons parcourent ta chair fouettee
et tu danses
pas de chevre,de chatte ,de chienne
et tu ris
et tu miaules
et tu abois





Tuesday, 3 February 2009

l'ennui

c est le moment ou une ligne droite se distingue.
elle est droite.pas penchee vers la droite,pas penchee vers la gauche,pas sinueuse,pas etroite ni large.elle est tout simplement parfaite dans sa droiture.
l'ennui.
est
plat.
sans taches,sans ombres,sans poussiere.sans rien.
l'ennui.
est
propre.
incolore.
indolore.
inodore.
c est le gris parfait.un peu comme celui de ma cendre qui va sechouer dans mon cendrier blanc.
tache de gris.le meme gris.
l'ennui c est lorsque l'imagination se repose,les peurs s'endorment et le souffle se fait lent.
l'ennui est cette ligne qui par sa perfection donne des migraines.



Saturday, 22 November 2008

papillons 2

il se deshabilla sur le rocher,et plongea .
il ressortait de ce gouffre bleu pour respirer de pleine force,ses muscles luisant comme du petrole sous le soleil cuisant .
les deux filles souriaient. l une de calme,l autre d'emotions.
elles s'allumerent leur cigarettes,a peine gerant la fumee.13 ans.
elle se mirent a tousser en rigolant.elles ouvrirent des cannettes de bieres.a peine gerant l insoutenable gout de l alcool.
le but de ces gestes precoces etait d impressionner les"grands".specialement lui pensa-t-elle tous bas.
elles  reussisserent."oh.." chantaient-ils tous en coeur en les voyant prenant ces poses d'ados blases jonglant entre cigarettes et bieres.elles ne voyaient pas que leur surprises et amusement les rappellaient tout simplement de leur premiers pas a leur age.
un apres-midi,elles deciderent de franchir un autre pas dans leur croisade vers la maturite.
aller bronzer topless.
elles trouverent un coin de rochers isoles et s y allongerent.
l'une se mit a somnoler sur le ventre,tandis que l autre continuait a decortiquer un million de scenarios concernant le bel ange.
ses reves s interrompirent violemment lorsqu'un adulte,la quarantaine etala sa serviette a 2 metres devant eux.
"eh...regarde..on est plus seules.. je dois m allonger comme toi,qu'il ne voit pas ma poitrine..et merde..il nous gache notre seance."
sourires a moitie petrifies ,elles continuerent leur seance.
mais l homme ne s allongea pas sur sa serviette.il se deshabilla.entierement.son sex etait expose et en attention.
les deux filles furent prises de panique.mais que fait-il?
l homme fixait la mer.
"qu'allons nous faire?et si il essayait de nous violer?il n y a personne qui nous sauvera?"
la panique les empecha de se relever rapidement.elles avaient peur d enerver leur temoin en lui montrant qu'elles avaient peur.
elles arriverent pourtant a s habiller calmement et meme pretendre avoir une discussion anodine et masquer l inconfort dans leur decibels.
l homme les salua de la main en souriant.
elles se forcerent a sourire et deguerpirent les lieux a petits pas.
-ils vont surement etre tous tres impressionne par notre histoire !
-clair...on a trop bien assure! on aurait pu se faire violer et tuer!
elles n arreterent pas de rires tout le long du chemin rocheux vers la maison.
les nerfs lachaient,mais aussi le surrealisme de la situation les choquaient encore.
les grands etaient tous assis sur le grand balcon,fumant et buvant leur bieres.
les deux filles a peine respirant,raconterent leur aventure.
ils se mirent tous a rire,leur expliquant que c etait surement un nudiste,et innofensif,mais que quand meme,cela aurait pu mal tourner et qu'elles ne devraient pas repartir si loin toutes seules.
elle le regarda du coin de l'oeil.il avait l'air inquiet en entendant leur aventure.
beaucoup plus inquiets que ses propres freres.cela voulait surement dire quelque chose?
"il tient a moi..."pensa-t-elle.
un soir,ses freres organiserent un petit gathering .elles etaient tres excitees par l evenement et s habillerent avec leur habits les plus"cool"du moment.et bien entendu se mirent a boire biere sur biere et fumer comme des pompiers.d'autres belles tetes etaient la ce soir-la.elle etait contente de voir que son amie se mit a rougir lorsqu'un des invites,beau comme apollon lui parlait.elle se sentait moins coupable d avoir la tete ailleurs,et d ailleurs tourna immediatement sa tete vers son bel ange.
il etait assis et avait ce regard doux comme a son habitude.il riait ,toujours en se cachant la bouche et gigotant ses epaules legerement.
elle se sentit courageuse ce soir la et decida de boire des alcools plus fort .elle fit des melanges douteux et avala deux verres comme du petit lait.
bientot le sol se mit a danser sous ses yeux.elle s enfuit dans la salle de bains et s y enferma.assise par terre,elle fut horrifiee de voir le carrelage bouger dans tous les sens.les lignes s'embrassaient pour se relacher ensuite.son estomac lui faisait mal.
du monde s etait ramasse a la porte et tapait dessus,demandant si tout allait bien la-dedans.
elle ne pouvait pas repondre,s humilier devant les grands ainsi.la honte...
mais son malaise ne faisait qu'empirer et la panique s installa.elle se leva lentement et ouvrit la porte.
un melange de rires et de questions  l accueillerent.puis elle sentit son amie et une des grandes l attraper par les bras pour l aider a marcher.
tout le long du corridor,des regards inquiets la suivait.
elle se retrouva dans sa chambre.son amie a ses cotes lui parlant,lui expliquant qu elle avait tout simplement trop bu et que c etait normal.
"je ne reboirai plus jamais"se promit-elle.
l atrocite ne cessa pas.elle se vit dans le lit,devenant de plus en plus petite chaque minutes passant.elle etait maintenant de la taille d une gomme dans le lit.et seule dans ce martyre.son amie revint vers elle toute souriante.
"tu sais..il est vraiment inquiet,il n arrete pas de monter pour me demander comment tu te sens.."
"c est vrai???" 
et elle se relaissa tomber dans ce cauchemar en souriant.
une heure plus tard,elle s'autorisa a sortir tout cet alcool en elle,dans la cuvette bleue a cote du lit.
miracle des miracles,tout passe a cet instant meme.elle n etait plus une gomme.elle se rhabilla en furie et devala les escaliers en courant,pour s arreter net dans son elan.
ses parents etaient rentres et la regarderent d un air inquiet
"tu te sens mieux ma cherie?il parait que ton ventre t as derange toute la journee?"
son amie lui fit un clin d'oeil rassurant.
"mon ventre?oui oui... tres mal..problemes de filles..je me sens beaucoup mieux maintenant.."
il etait trop tard pour continuer la fete.les parents etaient rentres.equivalent a dire que tous les jeunes etaient repartis chez eux en douce.le bel ange devait surement etre encore sur le balcon avec ses freres,mais,ses parents insinuaient qu'il etait deja trop tard pour etre reveilles a leur age et qu'elles devaient filer se coucher.
elles remonterent dans leur chambre.toutes les deux souriaient dans le plus doux des silences.
"il tient vraiment a moi..."







Wednesday, 5 November 2008

"veronika decides to die"

by paulo coelho.
this was most certainely one of the books that troubled me the most.third day,just finished it,and i can finally breathe again.
in the beginning i wondered if it was safe to publish such a book.after all so many people are on the verge of ending it all,so many fragile eyes unaware,will read it,even the title appears dangerous .".decides to die".so simple,so easy,as if it said "decides to buy an ice cream".
myself,i just decided to take it when spending time with peter in his favourite bookstore.amongst all these spiritual,astrological and mathematic writings,my eyes rested on this one.it looked so trivial in comparaison to the rest.was a coelho book ,what danger could that represent? it would definately be a pink story with the mask of seriousness.i grabbed it,petro laughed,said i ll probably never read it,like so many books i buy on the spur of the moment.no,no i will read it,i promise you,i will.
i didnt.
for a couple of weeks.it just layed there,in my bedroom table.i read the first 10 pages,than took it with me in the kitchen.it stayed there untouched for some days.even tried to hide the cover with some magazines.i didnt want anyone to fall upon its title and be frightened.
here and there,trying to be faithful to my promise,i would read two three pages in a hurry
and leave it again. by the feel of guilt,i started an other book,letters exchanged between nietzsche and cosima.i only read the introduction and left it also.
my reading season was not on yet.
than three days ago,i was bored,annoyed,apathetic .i took veronika again,and plunged in it.
i didnt like it.it was too familiar.insanity,asylums,fears,the borders were too well described.i wasnt feeling confortable.what was coelho thinking about writing about all these ?a writer has a responsability.doesnt he know this?that words kill far more than swords do.
the first night,following the reading,i had nightmares.i saw manfred,our deceased dog,shitting everywhere in the laundry basket.he was sick and suffering.i had to carry him and wash,wash wash.it didnt smell like shit,it just looked like shit.he was dying.and i felt like i was standing at the gates with him.
i woke up in a bad temper.irritated.the line is so thin.how is it that i know i can so easily step on the other side and be secluded in an asylum just like veronika.
i thought about anne,this girl i met in university here.she was french ,we bonded fast because of this.but she was different,she never felt cold,would come to class with only a tee shirt when we were all freezing.her eyes were shinning.she told me about her life,her two trips to an asylum in france.she explained to me that the danger with asylums is that you never want to leave.she stabbed me with the notion of death through  food allergy.it wasnt her fault,she didnt know i was a hypocondriac.but i feared her,she had become this black angel,an authority in matters of living or dying.to anyone else she was just a bit weird .for me,she was a temple of strength ,but still a black angel.my state had gone worst in a matter of days since that talk we had about allergies.i had run home and cried hysterically.i was going to die of a food allergy.it was imminent ,it was my destiny.no one could calm me,my fate was to die prematurely and of the most stupid reason. i had stepped on the other side,in a fracture of seconds.
the only times i felt exempted of this fate,was when an exterior factor would show me that effectively,i would die,but of something else.
or when doctors would have a worried look on their faces about not life threatening matters but annoying factors.such as thyroid or cholesterol.in those moments,only than,would i feel like a warrior defying the laws of medicine.only than would i feel strong and untouchable by mortal notions.
coelho's book is about this.it s like i  used to say since i was a kid,one can only live a 100% if he fears an imminent death.let it be through wars,famine or natural disasters.l epee de damocles sums this notion totally.i do not know why since very young,the first time i had heard of this sword hanging ,i thought that this sword was a blessing.the motor needed to keep the engine running.
compassion and kindness is a poison to some of us.vitriol as one of the heroes in the book ,says,can only be exterminated by fear of an imminent death.u need the dark to see the light.matter and anti matter,black and white,the opposites not only attract themselves but can not live without each other.
the second day of reading,was agigating,it spoke about panic attacks.all too familiar feelings.i wondered if in the morning i would be affraid to go out again.would i be able to control myself like i have these past months?this book was turning my guts inside out.maybe i wasnt ready to distanciate myself yet.the night was less crowded with nightmare,but still woke up irritated.
i went out under the light.nervous in my first steps.what if the panic started again?
what if i finally fainted?the other day ,the smell of panic did surround me as i was crossing the wide avenue.
all these cars waiting impatientely,all these looks,all these steps to finally reach the other side.
at the approach of the panic,i took it all in as i often did in the past,i defied it
"come and get me,i dare you to take over and make me faint infront of everyone.after all,no one will really care,i ll just be a girl that fainted on the avenue.and who are they anyway?just people struggling too,no more no less than me.so come,please,be my guest."
as usual,when i mean it,the panic immediately disappears. mind games.it s always about mind games.there was a good sentence in the book about it,"let your body control your mind,not your mind,your body".but i believe it s not only that,only when one honestly gives himself away,he can be saved.there has to be honesty in the thought.it can not be faked.courage can be faked,and it must be.but honesty,never.if with a shaking voice,you surrender to your primal fear,you are calling it with all its forces,and it will slap you merciless.if your voice is mature and severe,borderline ironic,it will back down.
i smiled again.i was still strong,this book had stirred bad memories,but i was stronger than before,i was living.
i didn't manage to read yesterday night.today i did ,i was in a hurry,i needed to move on and for this to happen i needed to finish that damn book who knew too much.as if i had to kill this witness.every page became softer,light was finally showing again.extremely well constructed sentences by their simplicity exhibited the truths.the reasons behind everyone who decides to cross the line.
it ended just as i hoped it would.i was a parallel veronika.and this is probably why coelho called her veronika and not catherine."la double vie de veronique",the movie.
he wanted all the young women to relate to her.clever move.and it had puzzled me that he called her like this from day one,having thought of the movie but not really seeing the pattern.just made sense now,when i understood that it was me veronika.
"be crazy to be sane" is one of the positive lines of the book.
it s the kind of book that one must read until the end.stopping in the middle is like missing the final exam,skipping the last treatment that will save you,ending prematurely a psychotherapy.
i feel content.coelho has earned my true esteem.he did not betray anything and gave perpesctive,a positive one.
the other day,constantine told me a shocking sentence
"the only thing you need to be happy is a change of scenery,every single day ".
"how do u know this?" i managed to articulate in my state of shock,as this simple sentence resonated so violently in me.
"'cause i know.it's just the way we are".
so to get out of such lethargic apathetic states,one needs to be shocked,by fear of death or by different levels of beauties unfolding day by day under different shades.
when none of these are possible in the practical sense,one must find beauties in casual facts,overlooked sides.
or cultivate a garden...






Sunday, 2 November 2008

il faisait chaud

il se tenait a cote de moi et me prit la main.
elle etait grande,ma main se perdit dans sa paume
il sentait ce parfum d'ete qui ne coute pas cher.
-'il faut qu'on aille la chercher...'
il me retint et me chuchota
-embrasse-moi
je leva la tete.il etait grand,brun et gentil.
je fis semblant de ne pas comprendre
-pardon?
-embrasse-moi..
je contemplis la situation..j avais 14 ans,n avais jamais sentie de levres sur les miennes.
c'etait peut etre ma premiere,et qui sait,derniere chance,d'embrasser un homme,d autant plus un homme tellement plus age que moi,21 ans..
je le regarda,et comme un robot m'avanca.
son parfum me calma,sa bouche semblait si inaccessible,il me serra contre lui et se relachant totalement,fonca sur mes levres,cognant au passage mes dents.
j'eus mal mais fis semblant de n avoir rien sentie.
sa bouche semblait etre un gouffre,et je m'y perdie dedans pendant plusieurs minutes.
"alex! je rentre a l hotel!!!"
je me retourna paniquee,pendant ces petites minutes j avais oublie ma meilleure amie.
elle s etait mise a marcher vers la plage en courant et pleurant.j essayais de la rattraper,malgre l homme qui essayer de me retenir par le bras.
elle s arreta ,se retourna et me supplia de la laisser rentrer dormir,et que moi et notre autre amie ne devait pas s inquieter pour elle.
j'obeis.
et resta choquee.les jambes fermees,les bras balants regardant la plage maintenant deserte.
il revint pres de moi,me prit dans ses bras me chuchotant de ne pas m inquieter pour elle,que ca lui passera,et qu'il fallait que je l embrasse a nouveau.
je m executa comme un automate.troublee par la scene de mon amie et le fait que j'embrassais pour la premiere fois de ma vie.
sa peau etait rude,travaillee par le soleil et les rasages.
il me carressait le bras,me disant que ma peau etait incroyablement douce.
phrase que j entendis souvent depuis ce jour la.
mais je ne pouvais pas continuer a explorer cette bouche geante.
mon ventre tremblait,j etais inquiete pour elle.
"hey alex! vous voila! "
on se retourna,mon autre amie marchait vers nous ,enlacee avec le grand blond.
elle rayonnait de fierte.
je lui annonca qu'il fallait qu on rentre a l hotel,la retrouvee,que j etais inquiete.
elle sourit,et acquiesca.
le theatre du "bonne nuit"prit place.
enlacades,derniers baisers fougueux contre leur motos,et nous rentrames.
cette nuit la,notre amie fit semblant de dormir a notre retour.
et l autre ne cessait de sourire.
quand a moi,je n en revenais pas des evenements de la nuit.
j avais finalement fais ce que tant de filles de mon age faisaient.embrasser.
et de plus,un homme.pas un adolescent tremblant.
and now what?
so what?
ca me semblait si idiot d avoir rever de cet instant pendant si longtemps,alors qu'apres tout,je n ai rien ressentie,si ce n est l etrange sentiment de me perdre dans un gouffre humide.
mais c etait ennivrant tout de meme de sentir ce corps si pres de moi,effleurant mes zones .
je me sentis presque sale.je ne le connaissais pas.ne l aimais pas.m etais servie de lui afin d assouvir un desir pueril d'adolescente complexee.
je souris malicieusement a la pensee d'avoir si aisement pu jouer le role d'une fille de 17 ans.
j avais mentis,et m en etais sortie sans confession.une certaine fierte s emprit de moi,et je m endormis le sourire aux levres.





Monday, 27 October 2008

ou

suis je?
ou suis je vraiment?
'sans dieu ni terre'
suis je vraiment destinee a ne jamais etre chez moi?
ex patriee sans patrie.
je sens athenes,mais je pense paris.
l eternelle touriste.
paris,tu me manques.
tes voix,tes regards,tes rues et boulevards.
ta nuit me manque,tes couleurs jaunes brulees.
tes brumes matinales,ton froid humide
tes cafes legers,tes croissants chauds
tes jambon-beurre
ton esprit me manque.
pourquoi m abandonne tu ainsi?
me punis-tu car je t ai quitte?
mais c est ta faute tu sais..
apres tout tu ne m avais jamais vraiment acceptee..
si si,arretes de te defendre..
tu m appellais la grecque.
tu ne t'offrais pas totalement a moi.
tes enfants ne me traitaient pas comme un des leurs.
et pourtant,je respirais ton odeur plus qu'eux.
et pourtant,c est ton sang qui coule dans mon cerveau,
ton alcool qui bouillonne dans mon coeur.
tu t es contente de mon visage pour me juger d etrangere.
regrettes tu ta decision a present?
comprends tu a present que tu m a coupe les veines en me rejettant?
si si,arretes de trouver des excuses..
tu es fautive..
"j accuse" ton sein de m avoir coupe de ma ration trop tot.
pourquoi m as tu fais ca?
ta froideur m a perce les os si profondement,et sans manteau tu m a laisse me morfondre,
tu m as laisse partir sans me retenir.
et maintenant,realises tu que je me sens orpheline?
oui oui,je sais..je sais qu'ici aussi j aurai pu m adapter
mais athenes aussi me rejette.
elle m appelle la francaise
vois tu l ironie mon cher paris?
tu baisses les yeux?
tu as raison.
moi aussi je baisserai les yeux a ta place.
tu voudrais m'apprendre a etre heureuse?
il est un peu tard tu sais...
non?tu ne crois pas?
hmm. tu as peut etre raison..il n est jamais trop tard.
mais je ne suis plus seule , c est pas si facile tu sais.
j aime ici.
il pourrait venir ici dis tu?
oui..il pourrait,mais le voudrait-il?
tu le rejetteras aussi,il s enfuira aussi.
tu feras un effort dis-tu?
ah ouais?
on verra bien.
en attendant..reviens a moi.
s'il te plait.
ne me laisse plus.je ne peux plus jouer ce role.
tu sais,je sors ici,je parle et ris mais je ne comprends rien.je ne vis pas.
je regarde,je me regarde quand je parle,je me regarde quand je ris.
tu comprends ce que je dis?
je ne suis pas entrain de vivre,je me regarde vivre.
tu comprends la nuance?
je me suis cree une bulle paris,oui,une bulle,et je suis seule dedans.
si je l aime?oui je l aime.
s'il est dans ma bulle?
oui oui,il l est.mais je nous regarde ensemble.
chez toi,je ne nous regarderai pas.je nous vivrai tout simplement.
mais lui se mettra a se regarder sans doute.
que faire?dis moi?
tu ne sais pas?
arretes de pleurer...
non,vraiment arretes.. ca ne sert a rien d'avoir des remords...
tu t es trompee,tu ne t es pas battue..
si je te pardonne?
mais oui je te pardonne..
tu sais bien qu'on ne peut pas rester facher avec paris..
tu ris?
tu as raison.c est con je sais,mais c est vrai.
oui,je vais revenir,mentalement ou physiquement.
oui tu as raison,je peux te porter en moi meme ici.
apprendre a me vivre?
oui,c est dur.tu crois vraiment que je peux y arriver?
oui,je souris ...
j ai de l espoir quand tu m encourages...
tu as raison apres tout.on peut tout controler si on le veut.
ok.. deal.. on se reprend par la main?et on se lache plus?
tu veux peut etre que je signe quelque part aussi ?
mais oui, je plaisante...
alors aujourd'hui est le premier jour de nos retrouvailles.les vrais retrouvailles.
chin chin
sans cogner les verres s'il te plait! ca ne se fait pas,tu le sais bien...




Sunday, 26 October 2008

papillons

eh..eh..ehhh!!! reveilles-toi!!!
on doit se preparer,c est le grand jour!!!

assises a une table de taverne ,elles rigolaient en douce en machouillant des calamars fris.
-il fait chaud hein?
-ouais..j ai envie de fumer
-moi aussi..on peut essayer de se cacher de mes parents et aller dans la rue se fumer notre clope?
-ouais,allons-y
-attends...voile mes freres  ! tu les vois?avec leur ami?la-bas!!
-ah ouais!

les trois silhouettes se rapprocherent rapidement.
la troisieme personne se devoilant a la lumiere,etait grand et fin.
la canicule l avait deshabille,il marchait torse nu dans le port du piree.
au fur et a mesure qu'il s approchait,elle ne sentait plus l air rentrer dans ses petits poumons de fillette de 13 ans.
il etait beau.
si beau .
elle se demanda si ce n etait pas un mirage.
-tu vois...ca c est l ami de mes freres je crois,moitie thai ,moitie irlandais..
-ouais.
-hmmm.
-ca va?
-oh oui,oui. c est juste que je ne m'attendais a ce qu il soit comme ca..mes parents ne vont pas etre content de le voir torse nu a table..
-tu t attendais pas a quoi?
-a ce qu'il soit si beau..il est sublime..
-ouais,il est pas mal..
- ..hm
elle rougit .
enfin  tous les trois etaient arrives a leur table.
tout le monde se leva et s embrassa ou se serra les mains.
elle dit timidement bonjour a cet inconnu,et baisssa les yeux en se rassayant.
lorsqu'une conversation prit place,elle en profita pour analiser ce visage fin.
ses yeux brides souriaient legerement,ses sourcils les encadraient parfaitement ,
son nez etait delicat,et sa bouche ..sa bouche la troublait.
elle n avait jamais ressentie pareil trouble devisageant un garcon.
elle continua son inspection ,lentement descendant son regard sur son cou,son epaule droite,puis la gauche.son torax ,sa peau etait d un brun pale,presque irridescant.
elle ne parla pas.n articula pas une syllabe durant tout le dejeuner.
lui,il repondait poliment a toutes les questions et souriait timidement,devoilant des dents parfaites.il baissait les yeux quand il souriait.cachait sa bouche quand il riait.
sa voix etait celle d un homme,un garcon nouvellement devenu homme.
son accent etait anglais,l'accent bbc ou de la reine,peu importe,il etait parfait.
meme ses doigts etaient parfaits.
elle commence a se sentir faible.son ventre remuait.
elle ne sentait pas ses jambes lorsqu'elle se leva de table en tandem avec le reste.
elle n en revenait pas que cette creature divine allait passer deux semaines avec eux sur une ile.
deux semaines ...
pourrait elle supporter ce trouble pendant si longtemps?
c etait la premiere fois qu elle tomba consciemment amoureuse.